FICTION LITTERAIRE

La consolation de l’ange

Auteur : Frédéric Lenoir

★★☆


Vous a t-on déjà offert un roman vers lequel vous ne seriez jamais allé naturellement et qui se révèle être – finalement – une jolie surprise ?

Pour ma part, je peux dire que cela m’est arrivé 3 fois en presque 30 ans avec Le Seigneurs des Anneaux de Tolkien (dont j’ai lu les 3 tomes sans jamais avoir vu les films ;-)) ; L’Echiquier du Mal de D. Simmons et aujourd’hui avec La consolation de l’ange de F. Lenoir.

A priori, le roman d’un philosophe-sociologue-écrivain ne présentait rien de sexy pour moi. De plus, les essais et autres romans philosophiques ne sont pas ceux vers lesquels je me dirige spontanément en librairie. Je n’en avais d’ailleurs aucun dans ma bibliothèque … jusqu’à présent !


Dans ce roman, il y a Blanche – 92 ans – vieille femme au crépuscule de sa vie. Il y a Hugo aussi, jeune homme de 20 ans, à l’aube de la sienne.
La rencontre entre Blanche et Hugo se fait dans une chambre d’hôpital : elle, est là pour mourir ; lui, est là parce qu’il a voulu mourir.
 
Pourquoi vouloir mourir au plus bel âge de la vie? Blanche n’a pas la réponse à la question mais ce qu’elle sait, c’est que la vie se doit d’être pleinement vécue.
Quelque soit les horreurs subies.
Quelque soit les épreuves rencontrées en chemin.
Quelque soit les douleurs ressenties.
 
Elle sait que la vie reste – malgré tout cela – pleine de jolies surprises. Pleine de magie. Pleine de poésie.
Blanche se donne donc pour mission – avant de quitter ce monde – de redonner goût en la vie à Hugo.


« Elle comprend parfaitement ce que le jeune homme éprouve. Après un silence, elle lui répond d’une voix très douce, presque tremblante :
– Je sais ce que tu ressens, Hugo. Je n’ai pas toujours aimé la vie, ni pensé qu’elle avait du sens. Moi-même lorsque j’avais dix-sept ans, j’ai traversé les pires épreuves de mon existence et je n’avais plus du tout envie de vivre. Je n’aspirais qu’à ne plus rien sentir, éprouver, penser. L’existence m’apparaissait cruelle et absurde. J’ai finalement survécu et c’est là, après ce drame, que j’ai commencé à vivre pleinement et que j’ai découvert que la vie est pleine de sens, de magie, de poésie, malgré tous les obstacles et les difficultés que nous rencontrons et qui parfois nous écrasent. »


A travers Blanche, c’est Frédéric LENOIR qui s’exprime. L’auteur a avoué avoir « transmis dans ce livre l’essentiel de ce en quoi [il] croit ».
Il profite des dialogues entre Blanche et Hugo pour revenir sur les questions existentielles que nous nous posons tous et qui concernent la vie, la mort, la spiritualité, l’amour ou encore la confiance. Ces thématiques sont traitées à la fois philosophiquement et scientifiquement. Beaucoup d’entre elles ont eu une résonnance particulière chez moi.
Loin d’être noyée sous les préceptes philosophiques ou sous les noms scientifiques de nos différentes hormones, j’ai appris tout en lisant !
En effet, tout en racontant une histoire fictive (?), Frédéric LENOIR nous initie doucement et de façon ludique à la philosophie (bien loin de mes cours de philo de lycée !). La plume légère de l’auteur y est pour beaucoup et rend la lecture simple et agréable. 
 
La consolation de l’ange fait partie, pour moi, de ses jolies découvertes 2019 !

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