FICTION LITTERAIRE

La race des orphelins

Auteur : Oscar Lalo

★★★


« Je m’appelle Hildegard Müller. Ceci est mon journal. […]
Je devais être la gloire de l’humanité. J’en suis la lie. »


A soixante-seize ans, Hildegard Müller est en quête de son identité. De son histoire.
Une histoire aspirée par l’Histoire.

Enfant de la Seconde Guerre Mondiale, elle fait partie du secret le mieux gardé du III ème Reich : elle est une enfant issue du Lebensborn Programm.
L’objectif de ce programme porté par Himmler : mettre au monde la future élite du III ème Reich, la « race première ».

En réalité, la seule race que les SS auront créée est la race des orphelins.

Lieu de naissance : inconnu.
Date de naissance : inconnue.
Nom et prénom : inconnus.
Père : SS – Inconnu.
Mère : « Aryenne » – Inconnue.

De ces enfants victimes, l’Histoire ne retiendra que leur ascendance coupable.
Enfants de SS. Enfants d’Himmler. Enfants d’Hitler.

La recherche de leur origine est une quête vertigineuse pour ces orphelins maudits.
Une quête dans laquelle se lance Hildegard. Par la lecture et l’écriture, elle tentera d’accéder à son passé volé.
Elle qui n’a pas d’histoire souhaite raconter la sienne avant de mourir. C’est un devoir de mémoire pour celle qui n’a aucun souvenir.


Olivia de Lamberterie a écrit : « La grande affaire de la littérature, c’est de poser des mots sur les maux, de transpercer les silences. ». Cette phrase illustre parfaitement le dernier roman d’Oscar Lalo. Lui, qui a choisi d’écrire sur une vérité sensible et douloureuse, quasi-méconnue et très peu traitée en littérature.

L’auteur nous livre ici un roman choc. Touchant. Poignant. Sa plume – belle et poétique – raconte avec musicalité l’horreur. Elle met, au vu et au su de tous, l’histoire et le destin de toute une génération d’enfants « créés » pendant la Seconde Guerre Mondiale.

La structure du roman – atypique – donne une force supplémentaire au récit ; une puissance littéraire particulière au texte.

On ne sort pas indemne de cette lecture.