DOCUMENT

L’Empreinte

Auteur : Alexandria Marzano-Lesnevich

★☆☆


Dans son livre, L’Empreinte, Alexandria MARZANO-LESNEVICH revient sur une affaire judiciaire qui l’a particulièrement marquée pendant ses études de droit. Farouche opposante à la peine de mort, cette affaire lui fait remettre en question sa conviction la plus profonde : peut-on avoir le droit de mort sur son semblable ?


« Je suis venue ici pour aider à sauver l’homme à l’écran. Je suis venue pour contribuer à sauver des hommes tels que lui. Je suis venue parce que j’ai mes idéaux et mon identité existent indépendamment de ce qui s’est produit dans le passé. Il le faut. Sinon, que me réserve la vie ? Mais je regarde l’homme à l’écran, je sens les mains de mon grand-père sur moi, et je sais. Malgré la formation que j’ai suivie, malgré le but que je poursuivais en venant travailler ici, malgré mes convictions. Je veux que Ricky meure. »


Elle qui souhaitait sauver les condamnés d’une exécution certaine, voilà qu’elle se retrouve face à un homme dont elle ne veut qu’une chose : la mort !

Cet homme – Ricky LANGLEY – l’acte qu’il a commis, fait ressurgir chez elle un passé douloureux. Un passé qu’elle croyait mis de côté. Oublié. Mais ce n’est pas si simple.

Ce récit, qui est tout à la fois une autobiographie et le résultat d’un véritable travail journalistique, retrace l’évolution de l’engagement de l’auteure contre la peine de mort.

Deux histoires y sont mises en parallèle. Deux histoires qui se superposent. Deux histoires aux traits similaires. Celle de Ricky et Jeremy ; celle d’Alexandria et de son grand-père.

Ce document a vocation à mettre des mots sur des maux. Écrire tout haut ce qui, pendant longtemps, se murmurait tout bas dans la famille de l’écrivaine.

On comprend que la rédaction de ce témoignage poignant a été pour l’auteure un exutoire. Son écriture est l’aboutissement d’un réel travail sur soi avec le souhait de passer à autre chose. De tourner définitivement la page d’un passé qui fait mal. D’en refermer le livre. Pour avancer.

Bien que sensible à la démarche engagée, j’ai eu beaucoup de mal à terminer la lecture de ce livre. En effet, les redondances étaient très nombreuses. Trop nombreuses. J’ai eu, souvent, l’impression de lire plusieurs fois le même passage. Venir au bout de ce document a été pour moi un soulagement.


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