FICTION LITTERAIRE

Rosa Candida

Auteur : Auður Ava Olafsdottir

★★★


C’est tout en poésie qu’Audur Ava OLAFSDOTTIR nous transporte dans le voyage initiatique d’Arnljótur, vingt-deux ans. Ce jeune homme, qui n’est plus un enfant et pas encore tout à fait un adulte, a choisi de quitter le foyer familial et sa terre natale pour rejoindre un ancien monastère.

L’objectif est simple : Arnljótur souhaite redonner vie à l’ancien jardin de ce monastère, autrefois réputé pour ses fleurs. Il souhaite, également, y apporter une nouvelle variété de roses : la Rosa Candida.

Ce voyage sera en réalité bien plus que cela. Il sera l’occasion pour le jeune islandais de s’émanciper d’un papa poule octogénaire et d’un frère jumeau autiste. Un cocon familial « en équilibre » depuis la mort tragique d’une mère aimée, chérie par tous, disparue trop tôt dans un accident de voiture.

Une mère avec laquelle il avait un lien fort et une passion commune : l’horticulture. Ensemble, ils cultivaient – sous serre – une rose rare, une rose à huit pétales, sans épines : la Rosa Candida.

Ce voyage aura donc aussi, à travers cette rose, le goût du deuil. Pour Arnljótur. Pour son frère. Pour son père.

Père, Arnljótur l’est aussi. Il est le papa d’une petite fille de neuf mois, conçue parmi les roses, dans la serre, une nuit de pleine lune. Une nuit d’égarement ; une nuit de bonheur.

Cette fille, qu’il n’a vue que deux fois, le rejoindra avec sa mère. Tous les deux se découvriront, apprendront à se connaître. Lui apprendra à être père. Elle apprendra à avoir un père.


« Il y a bien des choses qui vous tombent dessus, dis-je en donnant des miettes de biscuit à deux pigeons picorant près de la table.
– Les hasards ont un sens », dit l’abbé en commandant un autre expresso.


J’ai souvent dit que je n’étais pas une adepte des romans « nordiques » qui ont une écriture et une tonalité particulière à laquelle je ne suis pas toujours réceptive.

Je n’aurais donc pas spontanément choisi ce livre en librairie et c’est sur les conseils d’un ami que je l’ai acheté. Et, je ne l’ai pas regretté !

J’ai eu entre les mains un petit bijou de douceur et de fraicheur. Ici, j’ai aimé l’écriture poétique de l’auteure qui m’a transportée et fait voyager avec Arnljótur.

J’ai dévoré ce livre, joliment écrit, que j’ai lu d’une traite ! C’est simple, j’y ai tout aimé : l’histoire, les différents personnages ainsi que le ton donné par l’auteure, emprunt de pudeur, d’amour et de douceur.

J’ai d’ailleurs lu ce livre plus comme un conte que comme un roman car, pour moi, il en a tous les codes avec même la jolie morale à la fin : celle ne jamais oublier que l’on ai toujours aimé par les siens !


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